02 mai 2006
regard

14 février 2006
Je t'aime

Sculpture: Rodin
Je t'aime non seulement pour ce que tu es
mais pour ce que je suis quand nous sommes ensemble
Roy Croft
30 janvier 2006
Une autre vie
image Claude Théberge
Quand il faudra recommencer
Puisqu'on nous donne une autre chance
Rien que pour être à vos côtés
Je dirais : "Je recommence"
J'espère encore une autre vie
Mais pourra-t-elle suffire
Pour tout c' que j'ai omis de vous dire ?
D'un mot doux
Dites-moi où vous retrouver
Juste une autre vie pour pouvoir
Remercier la Providence
Puisque sans vous j'aurais pu croire
Que souffrir c'est de naissance
Et peut-être envoyer au ciel
Deux fleurs dans un vase
Puisqu'il a voulu qu'on se croise
D'un mot doux
Dites-moi où vous retrouver
Mes plus douces romances
Sont dans tout ce silence
Où je pense à vous
Dites-moi où vous retrouver
A celui qui va décider
J'ai bien envie de demander
Le maximum
Comme une double éternité
Une autre vie à traverser
Ensemble, en somme
C'est pas des vœux de cinéma
C'est pas des souhaits à la légère
C'est un fil entre vous et moi
C'est mon point de repère
C'est du sincère et du précieux
C'est toute une croyance
Si c'est vrai que tout recommence
D'un mot doux
Dites-moi où vous retrouver
Mes plus douces romances
Sont dans tout ce silence
Où je pense à vous
Dites-moi où vous retrouver
D'un mot doux
Vous retrouver
Mes bonheurs les plus denses
Sont dans tout ce silence
Où je pense à vous
Dites-moi où vous retrouver
D'un mot doux
Vous retrouver
Vous retrouver
Dans tout ce silence
Où je pense à vous
Francis Cabrel
25 décembre 2005
Les femmes
Les femmes
Sont parfois malheureuses
D'aimer
Ou de ne pas aimer
L'homme
Qui les fait attendre.
"Chérie je ne rentre pas,
Chérie ne me retiens pas,
Chérie, je te le promets,
Un jour, je te comblerai."
Les femmes
Sont toujours heureuses
De se sentir désirées
"Je t'aime, je te veux"
Mais parfois
Elles placent leur vie
Entre les mains
De pauvres malheureux
Dont l'illusion est
D'être les plus malins!
28 novembre 2005
Aimer
http://spaces.msn.com/members/Dmots/PersonalSpace.aspx?_c=
12 novembre 2005
L’histoire d’une petite fille à qui on avait laissé croire que l’amour viendrait un jour la chercher…
Il était une fois une petite fille qui , depuis longtemps, longtemps , portait dans son cœur le rêve d’un grand et bel amour.
Elle rêvait à un garçon, puis plus tard à un homme, un inconnu à venir à qui elle donnerait sa vie, son corps, tout son être.
Les années passèrent et le bel amour n’arrivait pas.
Elle le cherchait partout en vain, dans le moindre sourire, dans chaque regard, dans chaque rencontre.
Pendant des années, elle fut sûre que l’amour viendrait vers elle, la reconnaîtrait entre toutes et lui dirait :
- Oui, c’est toi que je cherchais, je suis venu pour toi, pour toi seule…
Et la petite fille devenue grande, pour ressembler à ses amies, aux autres femmes, renia son beau rêve et s’en alla dans les bras d’un passant qui passait.
Elle ne savait pas encore qu’elle s’était trahie, car elle ne connut dans cette rencontre- là ni l’amour, ni le plaisir, ni même la possibilité de rêver sa vie.
Puis un jour la relation cassa, elle prit la fuite pour sauver un peu de sa vie.
Longtemps, longtemps, son corps garda la trace de cette histoire au début banale, puis médiocre et enfin sordide.
Elle restait depuis fermée au plaisir, effrayée par le possible d’un partage.
Un jour, bien longtemps plus tard, elle découvrit, tout au fond d’elle, cet amour qu’elle avait tant recherché à l’extérieur.
Oui, elle rencontra cet amour en elle, comme une force extraordinaire qui la poussa vers un homme qu’elle n’avait ni attendu, ni espéré.
Il fut là sans même qu’elle le sût, il fut là tout entier, tout présent.
Il fut là et elle s’éveilla ou ,plutôt, ce fut l’amour qu’elle portait en elle qui s’éveilla.
Telle une source, il irrigua chacun de ses gestes, ensoleilla ses paroles, fit germer des possibles qu’elle ne soupçonnait même pas.
Ce fut comme un tremblement de terre interne qui secoua toute son existence.
Elle qui avait tant attendu, espéré un amour unique venant vers elle du dehors, découvrait étonnée, ébahie, qu’il avait sommeillé jusqu’à ce jour en elle.
Qu’elle le portait au secret de son corps, inouï, extraordinaire de vivacité, surprenant d’imprévisibles.
L’homme à qui elle donna cet amour inespéré fut si surpris dans un premier temps, qu’il douta de ce sentiment si fou, si soudain.
Il en eut même un peu peur au début .
- Je ne le mérite pas, pensait-il, elle doit se tromper et me prendre pour un autre.
Mais c’était bien lui qu’elle avait choisi, seulement lui.
La suite de l’histoire, je ne peux la dire car il arrive parfois que des amours humaines soient si agrandies, si amplifiées par ceux qui les reçoivent qu’elles deviennent des légendes.
Je ne veux entraîner personne dans un rêve qui ne saurait trouver sa place dans la réalité.
A moins que, écoutant tout au fond de vous ….
Extraits de " Contes à guérir, Contes à grandir" De Jacques Salomé.
Merci May pour cette belle histoire.....
06 novembre 2005
Danser sur les braises
27 août 2005
Etreintes
image: Chekirov
Etreinte
Mon bras pressait ta taille frêle
Et souple comme le roseau :
Ton sein palpitait comme l'aile
D'un jeune oiseau.
Longtemps muets, nous contemplâmes
Le ciel où s'éteignait le jour.
Que se passait-il dans nos âmes ?
Amour ! Amour !
Comme un ange qui se dévoile,
Tu me regardais, dans la nuit,
Avec ton beau regard d'étoile,
Qui m'éblouit.
(Victor Hugo, Les Contemplations
23 août 2005
L'invitation au voyage
image: Théberge
Baudelaire
L'invitation au voyage
Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur,
D'aller là-bas vivre ensemble!
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble!
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes,
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
A l'âme en secret
Sa douce langue natale.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
03 août 2005
J'entends
J'entends ta voix dans tous les bruits du monde.
- Paul Eluard -










